Au bon-vouloir des compagnies aériennes low-cost…

Il faudrait plutôt parler de mauvais-vouloir, si l’expression existait. Je vous raconte ce qui est arrivé à ma plus jeune fille, son mari et leur bébé de 7 mois.

Ne voulant pas rouler durant 8 heures avec un bébé, ils avaient décidé de prendre l’avion, ce qui de toute manière est bien moins coûteux ( ! ) ; nous avions loué une maison dans le pays de Royan, et comme il fallait aussi une voiture sur place, n’en déplaise à certains, je me suis proposé pour effectuer le trajet en voiture.

Réservation faite dès le mois d’avril à destination de La Rochelle. Pas de chance, dès le mois de mai, on nous annonce la suppression du vol depuis La Rochelle le samedi (jour de début et de fin des locations). Ma fille réserve alors un vol vers et depuis Bordeaux.

Pour le retour, qui devait se faire le vendredi 15 juillet, nous sommes avisés que ce vol (Ryanair, faut-il le préciser ?) est annulé. Annonce reçue par message la veille à 19h30. Ne faisant ni une ni deux, ma fille tente de réserver depuis Bergerac, mais en vain. On se rabat alors sur… Brive-la-Gaillarde, à près de 3 heures de route de Royan. Heureusement, papa avait la voiture, mais je me demande comment font les clients lambda qui auraient loué une voiture sur place ? Quel supplément doivent-ils payer pour une remise à 150 km du lieu de location ?

Je ne vais pas faire l’étonné : c’est justement pour des cas semblable que je ne vole pas sur Ryanair. Les LCC ne volent que pour la rentabilité : les équipages le savent mieux que quiconque. Il est loin, très loin, le temps où les compagnies aériennes étaient qualifiées de « nationales », c’est-à-dire représentant le pays et fournissant un service public régulier. Evidemment, toutes les lignes n’étaient pas rentables, et le bon peuple grognait de voir une part de ses impôts passer au soutien d’une compagnie aérienne.

Ces gens n’avaient pas tort ; d’un autre côté, je prenais rarement le train, quasiment jamais le tram ou le bus, et je ne me plaignait pas que ces moyens de transports étaient aussi plus que largement subventionnés. Mais ils n’avaient pas ce caractère de « luxe » qu’on attribuait à l’avion.

L’avion, produit de luxe ? Pour ceux qui voyagent en business, certainement : ils payent d’ailleurs pour le reste de l’avion. Mais il suffit de passer une journée à Charleroi ou à Zaventem un jour d’affluence pour se convaincre que l’avion est devenu un moyen populaire de se déplacer. Et même parmi les moins chers. Hormis le vélo, bien sûr. Mais avec les bagages, un bébé, et le manque de sécurité, non, merci.

Alors le seul choix possible, c’est tenter sa chance, ou payer bien plus cher, ou encore ne plus voyager du tout.

Marc Dans

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