Ce mercredi, c’est la Toussaint, la fête de tous les Saints. Une fête qui amène beaucoup de monde dans les cimetières. Et pas seulement le 1er novembre, mais aussi les jours précédents. Là, on va sur la tombe d’un proche y déposer un chrysanthème ou plutôt une bruyère, plus au goût du jour.

En dehors de cette période, certains cimetières sont aussi des lieux de promenade, prisés par de curieux visiteurs. Des passionnés des tombes d’hommes célèbres.

Des passionnés des tombes d’hommes célèbres. Beaucoup s’étonnent d’un tel intérêt, qui ne s’explique pas toujours par des mots. Dans ces cas-ci, s’agit-il seulement d’un hommage à une personnalité. Ou une manière de se convaincre que les plus grands meurent aussi?

Les cendres du Che à Santa Clara

Se retrouver face à sa mythologie contemporaine est un privilège. Ainsi discuter de la révolution avec Ernesto Guevara est possible dans un immense mausolée à Santa Clara, où reposent les cendres du Che et de ses compagnons. Tout comme faire le procès de Kafka à Prague au cimetière juif.

Vous avouerez que pour le commun des mortels, ça compte. Comme quoi la comédie des hommes semble se poursuivre dans les cimetières. Des hommes et des femmes bien sûr. Il suffit de se rendre à Stockholm sur la tombe de Greta Garbo.

Verlaine, Rimbaud, Toulouse-Lautrec…

Investis du plus grand des mystères, les cimetières possèdent souvent un charme étrange, révélant la douleur et l’irrémédiable, dévoilant la vanité des choses, mais enseignant aussi la sagesse.

Comment ne pas entendre Verlaine quand on est devant la tombe de Rimbaud et ce dernier lorsqu’on se trouve devant celle de Verlaine?

Quel sentiment devant celle de Toulouse-Lautrec, ce petit homme au si grand talent ?

Il y a quelque chose de rassurant de se retrouver devant la tombe de toutes ces célébrités, on y a la certitude qu’on meurt tous un jour.

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