“Avitour a le vent en poupe, les agences nous font confiance”

Les voyants sont tous au vert pour le réseau volontaire belge. Les résultats financiers sont au rendez-vous. Et le nombre des agences de voyages membres ne cesse de croître. Echange avec Otto Vanschamelhout, directeur général d’Avitour, et David Merckx, le directeur des ventes.

Avitour vient de renforcer son réseau avec d’anciennes agences franchisées TUI…
David Merckx : Sur la trentaine d’anciennes agences TUI Agents, dix-neuf nous ont en effet rejoint depuis le début de l’année, la plupart néerlandophones. Une seule a signé chez Selectair. Ainsi, le nombre d’agences de voyages indépendantes membres de notre groupement est passé de 220, chiffre qui était le nôtre avant le corona, à plus de 240 aujourd’hui. A ce nombre, il faut ajouter les quelque 110 points de ventes du réseau des Travel Experts (sans pas-de-porte, ndr). Dans le même temps, le nombre d’agences de voyages de Selectair est passé de quelque 120 avant la crise du corona à environ 80 aujourd’hui. Mais il est vrai que ce réseau implanté essentiellement en Flandre a enregistré plus de départs à la retraite que nous pendant la crise sanitaire.

Otto Vanschamelhout : J’ajouterais qu’il reste une dizaine d’anciennes agences TUI Agents qui doivent encore décider d’intégrer ou non un réseau volontaire. Au regard de notre valeur ajoutée énorme, certaines d’entre elles devraient nous rejoindre. Il faut enfin noter que nous avons accueilli cinq autres agences non TUI Agents ces dernières semaines, Orchidee Reizen à Merchtem, Perfect Travel Services à Juprelle, The Lounge by Perfect Travel Services à Sprimont, Sila Tours à Bruxelles et Voyages Jacquemin à Jemelle.

Comment se répartissent les agences Avitour, entre parties francophone et néerlandophone ?
David Merckx : On est passé en peu de temps de 60% de Néerlandophones et 40% de Francophones à la parité 50-50.

Comment se porte Avitour aujourd’hui ?
Otto Vanschamelhout : Nous avons le vent en poupe. Nos chiffres financiers sont très bons. Nous sommes en excellente santé. Les agences nous font confiance. Elles apprécient notre flexibilité et savent que nous les respectons, que nous les associons à nos réflexions.

David Merckx : Et nous avons marqué les esprits à certains moments importants. Je pense surtout au gel des contributions mensuelles pendant le corona. Des contributions dont le niveau est moindre aujourd’hui qu’avant la crise sanitaire.

Quels sont les grands chantiers actuellement en cours chez Avitour ?
Otto Vanschamelhout : L’un des grands chantiers désormais terminé fut la refonte de notre site internet et le lancement d’avitour.travel en novembre dernier. Aujourd’hui, nous relançons nos actions de marketing. Nous allons annoncer aussi le nouveau concept de sites web dédiées à nos agences lors de notre première réunion générale de ce mois de mai
à Herve (Liège). Alors qu’une vingtaine d’agences de voyages disposent d’un tel site web, nous allons améliorer encore le produit, avec désormais pour la partie technologique le recours à un prestataire externe qui sera d’ailleurs présent le 14 mai à Herve.

David Merckx : Les autres actions marketing restent réalisées en interne, à commencer par nos newsletters qui sont envoyées à plus de 100 000 destinataires au nom des agences des voyages, de même que les posts publiés par notre service “réseaux sociaux”.

Côté fournisseurs, votre liste semble s’agrandir un peu plus chaque année… L’an dernier par exemple vous avez noué un partenariat avec Assurever et signé avec le voyagiste Worldia…
David Merckx : Nous comptons aujourd’hui 45 fournisseurs en contrat direct. Nous avons signé récemment encore avec Travel2Sports, un TO belge proposant des packages incluant les billets pour de grands matchs de foot à l’étranger. Il faut mentionner aussi les fournisseurs liés à notre partenariat avec Tourcom. Dans le cadre de ce dernier, nos agences ont par exemple accès depuis peu à l’offre de Ty-Win.

Otto Vanschamelhout : Nous avons signé aussi avec Civitatis lors du dernier BTEXpo à Nivelles. Ce sont des opérateurs de niche mais qui répondent aussi à une demande.

Je tiens à préciser que le produit seul ne suffit pas, il faut aussi que le service suive, que des visites des agences soient par exemple organisées de temps en temps. En fin d’année dernière, nous avons envoyé un questionnaire à tous nos membres, pour juger de la qualité du service de nos fournisseurs. Et nous avons informé ensuite nos partenaires, ceci afin que les réponses anonymisées des agences leur permettent de savoir où ils en sont en matière de service. Nous discutons ensuite de manière constructive, et demandons des améliorations si nécessaire. Dans 99% des cas, nos partenaires nous écoutent. Il faut dire que nous pesons lourd dans le secteur !

Un mot sur vos prochains workshops…
David Merckx : Nous organisons nos réunions générales dans quatre villes de Belgique ce mois de mai, à Liège, Gand, Anvers et Nivelle (dates et lieux). Ces quatre événements devraient rassembler plus de 650 personnes.

Quid du segment voyage d’affaires ?
Otto Vanschamelhout : Nous avons noué un partenariat avec Uniglobe et Boost, dans le cadre d’un groupement baptisé BTA. Ce dernier regroupe une soixantaine d’agences IATA dont 40 sont des agences Avitour. En volume, BTA est le second acteur du voyage d’affaires en Belgique, après Amex GBT/CWT. Le groupement organise son workshop annuel le 19 juin prochain à Grimbergen (près de Bruxelles) aux Salons De Romree. Ce workshop est dédié en premier lieu aux agences IATA mais aussi celles non IATA intéressées par le business travel. Pour cet événement sont attendus près de 90 agents de voyages, lesquels auront l’occasion de rencontrer de nombreux fournisseurs dont une trentaine de compagnies aériennes, des hôteliers et loueurs de voitures.

Sur ce segment affaires, avez-vous retrouvé les chiffres de 2019 ?
Otto Vanschamelhout : On n’est pas encore au niveau d’avant la crise sanitaire. La première raison c’est le prix des billets d’avion qui a énormément augmenté. La seconde est le recours aux outils de type teams et zoom. Ce qui n’empêche pas certaines agences IATA de notre réseau de cartonner. Cela dépend en effet des entreprises qu’elles servent et de leurs destinations de prédilection.

Cette hausse du prix des billets d’avion devrait aussi affecter le secteur du loisir…
David Merckx : Les voyages long-courrier, pour ne citer qu’eux, marchent pourtant très bien.
Otto Vanschamelhout : Les Belges continuent à voyager. Mais il est vrai dans le même temps que les familles ayant des budgets limités ont de plus en plus de difficultés pour partir en vacances. Clairement, les voyageurs loisirs les plus aisés ne sont non seulement pas freinés par le prix des billets d’avion, mais ils sont de plus en plus nombreux à voyager en classe affaires. Ce qui est d’autant plus surprenant que les voyageurs d’affaires font le chemin inverse et ont plutôt tendance à moins voyager à l’avant des appareils…

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