Coup dur pour le tourisme : le Japon subit et l’Indonésie provoque

Il y a des phénomènes naturels et d’autres qui le sont beaucoup moins. Comme partout dans le monde, l’Asie a traversé tant bien que mal la crise du Covid-19. Le secteur du tourisme et des voyages est encore touché. Et aujourd’hui s’ajoutent encore d’autres calamités.

Des pluies record dans l’ouest du Japon

Celles-ci ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, obligeant les autorités à émettre des ordres d’évacuation pour plus de 76 000 habitants. Dix-huit personnes auraient perdu la vie et 16 autres seraient disparues dans la préfecture de Kumamoto, au sud-ouest du Japon. Les secours ont eu du mal à atteindre les zones durement touchées.

Etat d’urgence en Indonésie

La mousson du sud-ouest qui se situe entre juin et septembre, entraîne des vents de bas niveau et, avec elle, des conditions météorologiques plus sèches qui peuvent aggraver les incendies de forêt, en particulier en Indonésie. Le 1er juillet 2020, le gouvernement indonésien a déclaré l’état d’urgence en raison du risque d’incendie de forêt.

Déjà 700 départs de feu sur Bornéo

Le Kalimantan central, la troisième plus grande province indonésienne (située sur l’île de Bornéo), fait face à plus de 700 départs de feu au début de cette saison sèche. Ceux-ci ont été détectés à l’aide d’un satellite, ce qui prédit qu’il y a de fortes chances que des incendies de forêt se déclenchent.

Les incendies de forêts en Indonésie reviennent régulièrement chaque année. Des fumées toxiques étouffent une partie de l’Asie du Sud-Est et particulièrement Singapour et la Malaisie.

Les feux et les brumes toxiques proviennent de l’agriculture

Les épisodes de brume se produisent presque chaque année depuis l’intensification de l’agriculture en Indonésie il y a plus de 40 ans. Il s’agit surtout de la production d’huile de palme et de pâte à papier.

Les petits producteurs et les entreprises de taille moyenne, axés sur le marché intérieur, seront la cause la plus probable des incendies cette année.

Il semble que les grandes entreprises ont scrupuleusement respecté les engagements en matière de développement durable auxquels elles doivent se conformer et ont déployé des efforts pour prévenir plus efficacement les incendies… à vérifier !

Davantage de dioxyde de carbone qu’au Brésil

Le Brésil est toujours en haut de l’affiche pour les feux en Amazonie.

Cependant, les incendies de forêt en Indonésie, qui sont généralement causés par des techniques de brûlis pour préparer rapidement et à moindre coût les terres à planter, ont émis plus de carbone que les feux de brousse australiens de 2019/2020 et les feux d’Amazonie de 2019 au Brésil.

Les émissions de CO2 sont particulièrement élevées lorsqu’elles se produisent sur des tourbières riches en carbone.

Les incendies de tourbières sont de loin la plus grande source d’émissions de carbone en Indonésie – dépassant même l’énergie dans un pays qui tire les deux tiers de son électricité du charbon.

Il est possible que 2020 soit quand même épargnée

La saison sèche qui s’étend généralement d’avril à octobre en Indonésie a été relativement douce jusqu’à présent cette année. Les prévisions météorologiques indiqueraient que 2020 soit une année plus fraîche avec de nombreuses pluies. Cependant, nombreux sont ceux qui affirment que les brumes arriveront sur Singapour et la Malaisie prochainement.

Ces pays n’avaient pas besoin de cela, alors qu’ils tentent d’enrayer la pandémie Covid-19.

Singapour continue d’avoir son lot d’infections chaque jour. Il s’agit surtout d’ouvriers étrangers venus travailler dans l’île et logeant dans des dortoirs où la promiscuité est grande.

Serge Fabre

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