Des «feus verts» et des aides

Ne soyez pas choqués par la façon d’écrire «feus». C’est le titre d’une brève dans Air Journal. «Aides publiques»: nouveaux feus verts européens à TAP Air Portugal

Notez que ce n’est pas tout à fait faux, vu que le mot feu a deux sens et deux pluriels différents. On met un S à l’adjectif feu qui signifie décédé. Alors avoir des « verts » décédés, espérons que ce soit uniquement politiquement, on ne veut de mal à personne. Et en plus, ce n’est qu’une petite minorité qui devrait s’éteindre, celle des intégristes qui font égoïstement passer leur idéologie avant toute autre considération, comme l’emploi, surtout.

Mais passons à l’autre partie de ce titre: des aides publiques acceptées par l’Europe en faveur de TAP. À chaque fois que nous lisons une nouvelle semblable, on se sent cocufiés !

Il y a vingt ans, c’est donc la seule Sabena qui a fait les frais d’une politique européenne intransigeante, sans compter évidemment le cynisme de l’actionnaire suisse, et la lâcheté de nos hommes politiques qui ont fait passer leurs ambitions européennes personnelles avant l’intérêt du pays et surtout des 10.000 salariés de l’un des fleurons belges, de l’un des pionniers de l’aviation. La blessure n’est pas encore fermée.

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