Expériences sous-marines (1/3), un nouveau tourisme

Quand on recule toujours plus les territoires à découvrir, on aboutit forcément dans l’eau. Le tourisme palmé est à la mode, mais là aussi il y a encore moyen de ne pas se bousculer et de trouver des eaux moins fréquentées. Entre dauphins et requins, avec et sans bouteilles, voici quelques pistes et expériences.

La plongée est le sport au monde qui connait la croissance la plus rapide. Désormais, dans chaque station balnéaire, à côté du snorkeling, les initiations à la plongée bouteille font partie de l’offre touristique nautique de base. Au même titre que la planche à voile et le paddle. Sans parler des bateaux à fond de verre, mini sous-marins, scaphandre et scooter marin, marche sous l’eau et autres submersibles permettant d’observer les coraux quand ils ne sont pas blanchis par la pollution et les poissons qui sont mieux là que dans les aquariums.

Le touriste-plongeur

Le touriste-plongeur, un vacancier à conseiller (©Movi Press)

Avant, les plongeurs étaient surtout des hommes musclés qui s’entraînaient dans des carrières à l’eau boueuse et froide avant de s’éclater dans la mer Rouge. Aujourd’hui, tout le monde veut endosser les bouteilles, les femmes et les enfants d’abord, et parcourir le monde et les eaux chaudes avec des palmes dans sa valise. L’explosion des destinations exotiques a donné naissance à une nouveau profil de vacancier : le touriste-plongeur. Des agences de voyage se sont spécialisées. Des centres de plongée parfois installés directement dans les hôtels proposent des initiations aux plus néophytes. Le matériel, qui a beaucoup évolué, est désormais reluqué comme on choisit ses maillots pour la saison.

Tous à l’eau

Outre la plongée sous-marine, la plongée en apnée profite indirectement de la montée en puissance du yoga et des techniques de respiration enseignées dans les cours de gymnastique douce. Cette immersion sans équipement autre que ses propres poumons et un petit masque facial, est sans doute la plus pure. Cela dit, la plongée en surface, appelée aussi snorkeling, randonnée palmée ou pmt (palmes-masque-tuba) est souvent suffisante lorsqu’on choisit bien sa destination – il suffit parfois de s’éloigner de quelques mètres de la plage pour rencontrer des poissons de toutes les couleurs. Et la variante masque facial intégral offre de ne pas avaler de l’eau si on ne maîtrise pas la position du tuba.

En Europe, notamment à Malte, les fonds marins regorgent d’épaves

Des sites web interactifs permettent d’ailleurs de choisir son spot en fonction de filtres personnalisés comme le niveau, l’expérience souhaitée, l’hébergement, le continent ou la fréquentation (snorkeling-report.com/fr spotmydive.com).

Bien conseiller

Si de nombreux touristes se limitent à une sortie d’un jour ou de quelques heures, beaucoup sont de plus en plus frustrés de ne pas pouvoir s’abandonner davantage aux flots et aux fonds marins. Le temps d’adaptation ronge le capital-vacances et ils se rendent compte que le tourisme de masse existe aussi dans l’eau. Il est donc impératif de bien conseiller les néophytes et les plus avancés. Sur place, un club sérieux qui conjugue la préparation à l’immersion à une sensibilisation au monde sous-marin est indispensable pour éviter les coups de palmes aux coraux et le stress provoqué chez une tortue encerclée. Après tout, si, sur terre, on enseigne aux nouveaux touristes de se préoccuper des sites visités et des populations qui les accueillent, c’est la même chose sous l’eau – on ne peut plus plonger sans connaître le milieu investi.

Informez-vous donc auprès des structures locales et n’hésitez pas à travailler avec un partenaire sérieux comme ultramarina.com. Quelques recherches supplémentaires vous vaudront un retour enthousiaste du client. Enfin, si vous sentez que votre interlocuteur n’a pas l’habitude ou espère davantage qu’une plongée-souvenir de quinze minutes, proposez-lui de s’initier en Belgique avant de partir. Comprendre toutes les formes de plongée et s’acclimater en piscine, pourquoi pas passer son brevet Padi, permet de gagner du temps une fois sur place.

Bien choisir

Un univers sous-marin féérique – mais on ne touche pas (©Movi Press)

Conseiller des spots originaux en fonction de la destination est un ‘plus’ qu’il est facile de glisser dans une proposition de voyage. Il est utile de savoir qu’en Europe, on visite surtout l’histoire à travers les épaves des eaux de Malte, d’Ecosse ou d’Italie – à Baia, par exemple, on plonge dans la salle à manger d’une villa romaine engloutie (subaia.com/fr/diving). Et que la Corse, la Croatie et les Canaries se la jouent plus exotiques. Mais aussi que cela ne vaut pas les profondeurs de l’océan Indien, avec les Seychelles ou La Réunion – où nous déconseillons fermement le cage diving, cette immersion dans une cage d’acier pour observer des requins craintifs, qu’on attire par de la nourriture et du sang et dont le comportement s’en trouve dénaturé. Et que, plus loin encore, la Grande barrière de corail d’Australie reste un must.

S’initier en piscine avant de partir, pour mieux profiter sur place (©Todi)

Petits tips pour les amateurs de tortues marines : à Hawaï, Turtle Town, sur Maluaka Beach, rassemble la plus grande concentration de tortues du Pacifique ; en Indonésie, Gili Meno, à l’ouest de Bali, est un formidable repaire de tortues géantes ; en Malaisie, Pulau Sipadan abrite le plus grand cimetière de tortues et la plus grande concentration de barracudas.

Enfin, sur la mer des Caraïbes, un petit pays méconnu, le Belize, abrite la deuxième plus grande barrière de corail au monde et ce sont des Belges, notamment, qui emmènent leurs hôtes pour des séances de snorkeling mémorables au départ de leur hôtel (portofinobelize.com).

Lire la deuxième partie : plonger avec les requins à Cuba (2/3)
Lire la troisième partie : nager avec les dauphins à Sataya (3/3)

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