Important accord signé à BSCA

Après Brussels Airport et Liège Airport, c’est le BSCA de Charleroi qui vient de signer le CEM, ou Collaborative Environmental Management Agreement. Le ministre Jean-Luc Crucke s’était déplacé pour l’occasion, de même que les managers d’Eurocontrol, de skyes, de la SOWAER et bien entendu de BSCA.

Mais de quoi s’agit-il ? Suite à l’engagement il y a un an de Quentin Evrard en tant qu’Environmental Manager, il s’agit pour l’aéroport de réduire autant que possible ses émissions nocives, aussi bien celles dues aux avions que celles causées par les passagers et leurs voitures. Les clients aériens de BSCA sont partie prenante, à savoir TUI Fly, Air Corsica, et… Ryanair, dont le logo brillait par son absence sur le slide de présentation.

© Marc Dans

C’est paraît-il parce que la compagnie irlandaise n’a pas encore décidé qui allait/pouvait signer cet engagement…

Explication peu convaincante: on se demande si le premier client de BSCA (et de loin !) n’a pas quelques réticences… En tout cas, aucune des trois compagnies aériennes n’était physiquement représentées.

Le ministre Crucke a rappelé que l’aviation est responsable de 3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, et qu’elle prend en main l’étude des solutions et leur mise en œuvre pour réduire son empreinte. Ce n’est pas, dit-il, en supprimant de l’activité économique qu’on va résoudre le problème de la planète.

© Marc Dans

Ce n’est pas supprimer qu’il convient de faire, mais transformer, et l’aviation dans son ensemble, constructeurs, motoristes, compagnies aériennes, aéroports, fournisseurs de carburants alternatifs, s’y atèle déjà depuis un moment.

Monsieur Merlo, directeur DECMA à Eurocontol, cite l’ukase d’un « expert » : « soit l’aviation réduit son empreinte, soit nous réduirons l’aviation ». On a envie de demander: et que font les autres secteurs du transport ? Les transporteurs par camion et leurs associations, les navires marchands qui par milliers sillonnent les mers ?

© Marc Dans

Nous l’avons déjà dit, et nous le répétons: on s’attaque à l’aérien parce qu’il a hérité de son passé une image de prestige, lequel est associé à la richesse. Comme si l’avion était resté un moyen de transport réservé aux nantis: c’est d’une stupidité navrante.

Mais cette attaque ciblée permet d’allumer un contre-feu qui cache opportunément les autres incendies: le charbon dans d’immenses pays, internet, le chauffage domestique, la production de textile, et nous en passons.

Nous attendons avec impatience des accords semblables dans les autres secteurs.

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