Jean-Jacques Cloquet, des avions aux papillons

Après dix ans de bons et loyaux services au sein de la société de gestion Charleroi Airport, tout le monde sait aujourd’hui que Jean-Jacques Cloquet, l’emblématique patron de la plate-forme aéroportuaire carolo, rejoindra au 1er janvier prochain le parc animalier Pari Daiza, ses papillons et ses pandas.

Un dernier virage professionnel pour cet ingénieur-civil de formation (Polytech de Mons) de 58 ans qui, sur l’ancien site monastique de Brugelette, aura, en qualité d’administrateur délégué, la responsabilité de faire croître davantage encore ce site touristique devenu majeur en Belgique.

Curieuses lenteurs

Alors qu’aujourd’hui, les procédures administratives visant à remplacer Jean-Jacques Cloquet à la tête de Charleroi Airport peinent curieusement à être lancées –la liste des bureaux de chasseurs de têtes à sélectionner n’est pas encore bouclée !- la (basse) politique est déjà en train de prendre le dessus.

Ainsi, de curieux bruits tentent à faire croire que Jean-Jacques Cloquet voudrait, à tout prix, conserver un pied dans l’aéroport carolo en devenant (il ne l’est plus depuis plusieurs mois) administrateur et peut-être même président du conseil d’administration de Charleroi Airport.

De douteuses insinuations qui ne visent qu’a pourrir le climat sur la plate-forme, à créer des tensions néfastes à la bonne conduite de cette société commerciale qui fait vivre, rappelons-le, plus de 500 personnes.

A disposition

«Que les choses soient claires. Je n’ai rien demandé à personne. J’exercerai un autre métier à partir du 1er janvier prochain. J’ai travaillé dix ans à Charleroi Airport et j’ai donc une certaine expérience. Si quelqu’un me demandait d’exercer un mandat d’administrateur, j’envisagerais la question, mais en parfaite intelligence avec mon nouvel employeur. Dans tous les cas, j’exclue le poste de président, compte tenu aussi des réels et prenants défis qui m’attendent à Brugelette » tranche Jean-Jacques Cloquet.

Vite un successeur

Cloquet refuse donc de se laisser instrumentaliser par d’invraisemblables pressions politiques venant notamment du MR ou du PS.

« Je demande que tout soit fait dans les règles pour me trouver, au plus vite et en toute transparence, un remplaçant à la tête de Charleroi Airport vu, ici aussi, les grands défis à rencontrer sur le plateau de Gosselies l’an prochain  » poursuit Jean-Jacques Cloquet.

L’aéroport de Charleroi ne peut surtout pas devenir un jouet, un « terrain de jeu » aux mains d’intérêts politiques, au risque de discréditer un des fleurons les plus visibles du redéploiement socio-économique wallon.

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