Les îles bretonnes sur le Jacques Cartier de Ponant (1)

Quelle idée géniale que de proposer, en cette période de restriction de voyages, un périple qui ne quitte pas la France, à la découverte des îles bretonnes !

Les Belges sont en général des visiteurs assidus de la Bretagne. Mais le plus souvent, ils restent sur le continent, par facilité sans doute, un peu par ignorance aussi. C’était notre cas.

Mais nous sommes revenus de cette croisière de 7 jours émerveillés, conquis, non seulement par les prestations de Ponant dont on vous a parlé par ailleurs, mais par ces îles si proches et d’une beauté insoupçonnée.

Les visiter lors d’une croisière permet de bénéficier de la présence de jeunes scientifiques de haut vol : ornithologues, zoologues, géologues, tous impatients de vous faire partager leurs passions.

Première étape : Saint-Malo-Ouessant. La sortie du port de Saint-Malo est impressionnante, puisque c’est l’un des rares ports de mer à disposer d’une écluse, et les bateaux de Ponant ont tout juste la dimension pour y entrer. La vue de la Cité fortifiée depuis la mer est elle aussi somptueuse.

Après une nuit de navigation, on arrive donc à Ouessant, l’île la plus occidentale de France. Son célèbre phare de Créac ’h, le plus puissant d’Europe, délimite avec un autre phare situé sur les côtes anglaises la ligne de séparation entre l’océan Atlantique à l’Ouest, et la Mer Manche à l’Est.

Ouessant est une réserve naturelle reconnue par l’Unesco depuis 1988 déjà. Les dentelles de rochers où se brisent les vagues sont étonnantes, tandis que l’intérieur de l’île fait une large place aux landes et aux bruyères.

Depuis la plus haute antiquité, l’île est occupée. Les hommes se consacrent à la pèche et les femmes à l’agriculture. Nous nous sommes laissés dire qu’ici, il n’y a qu’un homme pour trois femmes, et ce sont donc ces dernières qui mettent le grappin sur les hommes de leur choix. Et elles continuent à diriger le ménage d’une main de fer !

A ne pas manquer : le musée du phare, situé juste à ses pieds. Ensuite vous rendrez visite à la charmante dame qui tient la minuscule auberge-magasin-café ; elle ouvre à l’année, et en hiver ses seuls clients sont les gardiens du phare et quelques équipes de scientifiques.

La deuxième escale de notre bateau nous conduit au Sud-Bretagne, dans l’archipel de Glénan et son île Saint-Nicolas, ainsi que sur l’île de Groix.

Ici les plages et dunes de sable blanc descendent lentement dans des eaux qui vont du bleu turquoise au vert émeraude : on pourrait se croire sous les tropiques. L’eau de la mer est à 16° : c’est frais, mais quel bonheur de nager dans ce décor idyllique, à la veille du 1er septembre !

(à suivre)

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