Sommes-nous à la veille d’une correction boursière?

Le crash boursier de 1987 a eu lieu il y a 30 ans jour pour jour. L’occasion de revenir sur cette journée, car certains investisseurs se demandent si nous ne sommes pas à nouveau à la veille d’un autre krach boursier ?

Nous sommes aujourd’hui 30 ans après le « lundi noir » du krach boursier de 1987, c’est-à-dire le jour où l’indice boursier américain Dow Jones s’est effondré de 22 % en une seule journée et dont tous les investisseurs se souviennent. J’en parle aujourd’hui à dessein, car certains croient à la loi des séries et se demandent si nous ne sommes pas aussi à la veille d’une belle correction boursière.

Pourquoi disent-ils cela ? Parce que Wall Street en est à son 11ème mois de hausse d’affilée, du jamais vu depuis 1959. Et la Bourse américaine n’est pas la seule à être en fête, c’est aussi le cas de la Bourse japonaise qui est à son plus haut depuis 21 ans ! Quant aux marchés des pays émergents, ils ont été boudés en 2015 et 2016, mais aujourd’hui, ils ont tellement la cote auprès des investisseurs que leur indice boursier est au plus haut depuis six ans. Vous l’avez compris, les investisseurs ont un peu le tournis et se demandent si de nouvelles bulles boursières ne sont pas en train de se former ?

Le problème, c’est que personne ne peut vraiment répondre à cette question… Vous pouvez lire ici ou là plein d’articles à ce sujet, vous verrez que les experts sont interrogés comme des oracles pour savoir si le ciel boursier va nous tomber sur la tête, mais en réalité, personne, aucun expert, ne peut vous confirmer la présence d’une bulle boursière. Pourquoi?

Mais parce que si on savait à l’avance ce qui fait imploser les bulles, elles ne se formeraient pas. Ainsi, l’ancien patron de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, avait raison de dire qu’une bulle, on ne découvre son existence que lorsqu’elle a implosé !

« Si on savait à l’avance ce qui fait imploser les bulles boursières, elles ne se formeraient pas »

Je vous parle du krach boursier aussi parce que Donald Trump a été malin sur ce coup : il a fait savoir, via son ministre des Finances, Steve Mnuchin, que l’indice Dow Jones avait dépassé cette semaine (et pour la première fois de son histoire) le seuil des 23.000 points. C’est magnifique dit-il en substance, sauf qu’il ajoute que si les réformes fiscales préconisées par Trump ne devaient pas passer au Congrès américain, eh bien, c’est simple, cet indice boursier devrait dégringoler… Une manière subtile de mettre la pression sur les parlementaires républicains pour qu’ils cessent de bloquer la baisse des impôts préconisée par Donald Trump. C’est aussi une manière vicieuse de dire que si les épargnants américains perdent demain de l’argent en Bourse, à cause d’un krach boursier, ces mêmes épargnants tiendront pour responsables ces élus républicains.

C’est pas mal joué de la part de Trump, qui d’ailleurs s’attribue, à lui tout seul, la hausse de la Bourse américaine de ces derniers mois. C’est sa force à ce garçon, il ne doute de rien. Comme le disait Cocteau, « quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les instigateurs ».

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