Tout le monde s’en fout

© Hervé Ducruet

Nous voilà repartis pour un tour: reconfinement ici et là, télétravail obligatoire, réunions et cours en distancie, etc. Cela semble donc grave. C’est aussi incompréhensible, avec un taux de vaccination global de plus de 70%: sont-ce donc les 25 à 30% restant qui polluent tout ?

En grande partie en tout cas, sans compter que de soi-disant médecins fournissent des CST contre de l’argent à des personnes non vaccinées et qui peuvent allègrement contaminer autour d’eux sans susciter la méfiance, puisqu’ils ont un faux CST.

Nous sommes sans doute le pays le plus naïf au monde, celui qui croit que le citoyen est honnête et respectueux ; mais ça ne marche pas comme ça. Sans menaces, sans punition effective, on ne pourra jamais compter sur un devoir civique librement accepté.

Mais tout le monde s’en fout

On refait des soirées dans les boîtes de nuit « parce que ce n’est pas là que le virus se propage ». On peut refaire des fêtes familiales et des restos tant qu’on veut, puisque « ce n’est pas là que le virus se propage ». Depuis le début, on a toujours pu prendre les transports en commun (sauf l’avion), puisque « ce n’est pas dans les trams ni les bus que le virus se propage ».

Devant des arguments d’une si énorme mauvaise foi, plus personne ne respecte rien puisque chacun a sa propre théorie sur la propagation du virus, et ses propres intérêts aussi ; surtout.

Il semble – mais ce n’est qu’une impression personnelle – que l’on ait décidé de diffuser des règlements contraignants pour se donner bonne conscience, mais qu’on ne vérifie pas grand-chose et qu’on ne sanctionne pas (sauf les fraudes). En d’autres termes, la vie continue avec le virus qui se banalise, qui devient comme celui de la grippe: il faut attendre que cela passe.

Est-ce la bonne solution ?

On pourrait le penser, puisque toutes les mesures cumulées, si elles avaient dû être respectées, auraient fini par tuer non seulement le tourisme, ce dont certains rêvent- mais l’ensemble du monde économique.

Et sans économie, pas de recettes pour les États, et donc pas de salaires, pour personne, c’est la fin du monde, en quelque sorte. Alors continuons comme ça… et on verra bien.

Qui a une meilleure solution ?

1 COMMENTAIRE

  1. Lorsque notre activité dépend essentiellement du tourisme d’affaires, pratiquement au ras des pâquerettes une fois de plus, l’égoïsme d’une minorité alimenté par une désinformation constante nous révolte. Alors OUI, que l’on prenne des décisions fortes : vaccination obligatoire, contrôle de l’identité avec le CST (pourquoi brandit-on le « respect de la vie privée » alors que nul ne s’offusque d’un tel contrôle dans le cas, par exemple, des établissements ou événements interdits au moins de 18 ans), sanctions dissuasives et permettre aux hôpitaux de maintenir leur programmation d’opérations et de prises en charge d’urgences en ne donnant pas systématiquement la priorité aux admissions COVID des personnes qui ont délibérément choisi de ne pas se faire vacciner. Quel paradoxe insoutenable : choisir de ne pas se faire vacciner au nom de la liberté individuelle et être sûr qu’en cas de problème une prise en charge prioritaire financée par la collectivité sera là, au détriment d’autres patients dans le besoin, au risque d’une issue fatale pour eux…
    Personnellement, à part démonter mon professionnalisme jusque dans dans les moindres détails des protocoles sanitaires, je suis bien impuissant. Alors j’exhorte nos hommes et femmes politiques d’arrêter de papillonner, de suivre les avis scientifiques et d’en faire plus que d’envoyer des signaux pour accélérer durablement un retour à la normale.

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