Visiter l’Italie en voiture peut coûter cher… très cher !

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La crise sanitaire vous incite à partir plutôt en voiture qu’en avion : on va moins loin et on est en principe sûr de pouvoir revenir. Cet été, j’avais voulu profiter de l’occasion d’un congrès pour faire la connaissance de quelques villes du Nord de l‘Italie, privilégiant pour une fois le parcours en voiture.

Par sécurité, j’avais réservé des hôtels avec parking ou garage, sauf s’ils étaient perdus dans la cambrousse. Mais déception à l’arrivée : le parking était déjà complet (bien qu’ayant sollicité un emplacement lors de la réservation) et il s’avérait nécessaire de chercher un emplacement payant dans la rue.

Là, on se trouve devant des machines d’un type que nous ne connaissons pas et qui bien entendu ne donnent de mode d’emploi qu’en italien. Ristourne si vous prenez un abonnement d’une semaine, mais comme vous ne restez que 2 ou 3 nuits, c’est le tarif cher qui s’applique. Surtout, ne vous avisez pas de ne pas mettre de sous dans le parcmètre, il y a des préposés qui font la chasse aux récalcitrants.

Ce n’est pas tout, dans certaines villes, le centre n’est accessible qu’aux voitures ayant une autorisation spéciale, ou ayant payé une taxe pour ce faire. Mais vous, pauvre touriste paumé, vous cherchez d’abord un parking et ensuite le moyen de sortir de la ville, le modernisme voulant que vous fassiez confiance à votre GPS.

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Gare à vous si celui-ci n’est pas assez perfectionné pour vous indiquer les zones »rouges ». Toutefois, les verbalisateurs ne vous interrogeront pas : ils se contentent de constater. C’est ainsi que je viens de recevoir six mois après les faits, un double procès pour avoir roulé dans une zone où ce n’était pas permis. Grâce à Googlemap, j’ai retracé le trajet.

Ce trajet-là, je me souviens nettement de l’avoir parcouru à pied et je suis certaine que je ne m’étais pas collée ma plaque d’immatriculation dans le dos. Pourtant, il y a à peine 300m entre les deux rues incriminées et 10 minutes d’écart entre les deux procès, ce qui correspond plutôt au temps d’un parcours à pied qu’à celui d’un parcours en voiture. C’est sûr que les procès-verbaux peuvent être contestés, à condition que la contestation soit rédigée en italien, mais je suis persuadée qu’à la fin, c’est la police qui aura raison.

J’ai donc intérêt à la fermer et à payer, même si je crois qu’il y a abus de pouvoir.

Et comme le corbeau, je me jure, même s’il est un peu tard, qu’on ne m’y reprendra plus ! (Je veux dire à aller en Italie en voiture).

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