À Bruxelles, la rue des Bouchers se rebouche

Bruxelles

Petite incursion hier, le temps d’un lunch, dans la mythique rue des Bouchers. Beaucoup de monde, entre midi et 14h, c’était bouché comme aux meilleures heures de l’Îlot Sacré. Nous avions jeté notre dévolu sur le resto emblématique de la rue, Léon de Bruxelles. Ce n’est pas la saison des moules, mais il y a plein d’autres plats très belges à la carte.

Un monde fou, vraiment. Installés à la première table à l’entrée, on voyait défiler les groupes : un petit d’une vingtaine de personnes, un moyen de 50 personnes, et un grand de 100 personnes. Les affaires reprennent. Et c’est tant mieux. La petite serveuse chinoise est une perle : sens de l’humour, de la répartie, une attention de tous les instants envers ses clients. Bravo et merci.

La petite rue des Bouchers, elle, est demeurée assez déserte, comme si elle n’assumait plus ce rôle de lien entre la rue et le Grand’Place. Si les terrasses sont revenues dans la rue des Bouchers, il semble qu’on ait enfin éradiqué le racolage des clients, et que le niveau qualitatif se soit élevé d’un cran ou deux. On ne s’en plaindra pas.

Ceci dit, nous avons aussi rencontré un des guides les plus connus de Bruxelles, et lui avons demandé comment allaient les affaires.

« C’est la reprise, on a beaucoup de travail », nous dit-il. Mais nous insistons : quels touristes sont ici ? La réponse est claire : des groupes scolaires, des croisiéristes qui, de Zeebrugge, font une excursion d’un jour à Bruxelles, et des groupes d’excursionnistes belges et français arrivant (et repartant) en autocar. C’est bien.

Mais quand on y réfléchit, pas un seul de ces clients ne logera à Bruxelles, et donc c’est toujours la cata pour l’hôtellerie de la ville. Tant que le MICE n’a pas repris, cela restera le désert hôtelier.

Une dernière remarque : la ville est réellement « ouverte », et nous ne parlons pas ici d’un esprit d’ouverture sur le monde, mais de chantiers énormes qui éventrent la ville, notamment dans le quartier de Midi. On croirait que la ville impose l’immobilité, grâce à son plan de mobilité. Espérons que ce soit pour un mieux…

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