Le domaine des Sybelles (Savoie) courtise le marché belge

Quatrième plus grand domaine skiable de France, Sybelles n’est pourtant pas le quatrième le plus connu. C’est pour cette raison que ses responsables ont organisé pour la première fois un déjeuner de presse à Bruxelles, réunissant une quinzaine de journalistes et d’influenceuses.

Sybelles, c’est un simple jeu de mots pour désigner six stations savoyardes : La Toussuire, Le Corbier, Saint-Jean-d’Arves, Saint-Sorlin-d’Arves, Les Bottières et Saint-Colomban-des-Villards. « Chaque station est unique, a son identité et propose sa propre ambiance » souligne Valérie Mulot, responsable communication/événementiel de Sybelles. « Stations nature et ressourçantes, stations-villages ancrées dans la tradition ou encore stations modernes et actives : nous offrons un large panel d’offres de séjour ».

Saint Jean d’Arves. Photo JM Chapellaz

A l’exception du Corbier créée de toutes pièces dans les années 60, toutes les autres stations ont d’abord été des villages de montagne. « La première remontée mécanique a été mise en place en 1937 à la Toussuire » précise Laurent Deléglise, directeur de la SOREMET (remontées mécaniques). « Les domaines skiables ont progressivement été reliés pour proposer aujourd’hui 310 kilomètres de pistes et 68 remontées mécaniques oscillant entre 1100 et 2620 mètres, avec 51 % des surfaces couvertes par des enneigeurs. C’est un domaine passe-partout qui permet à tous les segments de la clientèle d’en profiter. Nous travaillons beaucoup sur l’aspect ludique des pistes avec des virages relevés, des arches, etc… ». Le domaine fêtera ses 20 ans pendant l’hiver 2022-2023.

Aiguilles d’Arves. Photo JM Chapellaz

Si le public-cible est la famille, la diversité des stations permet néanmoins de toucher différentes catégories de touristes. « Les Belges représentent 5% des clients et nous en espérons davantage » souligne Valérie Mulot. « Les agents de voyages et TO jouent historiquement un rôle important dans la fréquentation belge de ces 6 stations».

Le report des congés de Pâques dans le cadre du changement des vacances scolaires francophones belges ne réjouit pas les promoteurs de Sybelles. Les Bruxellois et Wallons, majoritaires dans les parts de marché belge, profiteront en effet plus que probablement davantage des vacances de printemps (autour du carnaval) en février, soit durant une période déjà très fréquentée par les Français.

Impact limité des coûts énergétiques

Photo David Malacrida www.elmerjack.com

Faut-il s’attendre à des restrictions de l’offre en raison de la hausse du prix de l’énergie ? « Pas du tout » répond Laurent Deléglise. « Notre fournisseur EDF nous garantit un hiver sans coupure et nos contrats assurent une augmentation de prix limitée. La part de l’électricité représente en fait 3 à 3,5 % de notre chiffre d’affaires, le carburant représentant 1,5 % ».

Si le public répond présent, la hausse des coûts devrait donc être supportable. « Cette situation ne nous empêchera évidemment pas de poursuivre nos efforts dans une gestion rigoureuse des dépenses énergétiques». Comme par exemple réduire la vitesse de certaines remontées mécaniques quand l’affluence est faible. Ou supprimer le ski nocturne, mais davantage pour des questions d’image que pour des économies, minimes.

Photo David Malacrida www.elmerjack.com

Actuellement, les prévisions de réservations pour les stations françaises sont positives selon la dernière enquête du bureau G2A : la tendance montre une progression de 1,5 % par rapport à l’an dernier. « Dans les Sybelles, nous avons un mois d’avance en terme de réservations » conclut Valérie Mulot, responsable communication/événementiel de Sybelles.ski.

En pratique
– Accès : en 8h30 de Bruxelles en voiture, 4h en TGV depuis Paris
– Exemples de tarif : forfait ski 6 jours adultes : 252€/adulte, promo samedi = 25 €
– L’ouverture du domaine skiable est prévue du 17 décembre 2022 au 14 avril 2023.

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