Le Tourisme expérientiel, un must pour la «nouvelle génération»

Parmi les nouvelles tendances du tourisme, outre la thématisation dont j’ai abondamment parlé durant cet été, il y a le tourisme expérientiel. Vivre des expériences, voilà ce que recherche la jeune génération. Et pour qu’elle cesse de chercher de mauvaises expériences sur la toile et qu’elle revienne vers les agences de voyages, il faut que celles-ci offrent de l’expérientiel. Et pour en offrir, il faut l’organiser.

On aurait pu d’ailleurs appeler cette tendance “tourisme événementiel”, puisque le tourisme sans événement est ennuyeux à mourir. Bronzer idiot, cela peut encore fonctionner pendant trois jours, mais après cela (ou avant), il faut de l’action. Des exemples ?  L’utilisation des cours d’eau est très à la mode. Que ce soit en louant des barques ou même des petits bateaux sans permis, par exemple sur le Canal du Midi ; ou encore en faisant de la planche, plus précisément du paddle sur un fleuve ou sur des canaux comme à Amsterdam ; ou encore en faisant du kayak urbain : si la rivière que l’on descendait d’habitude a perdu de son volume, pourquoi ne pas faire du kayak dans les villes qui ont un fleuve, une rivière, un canal ? Ou des bras de mer, comme c’est le cas à Stockholm. La pratique a du succès à New York et à Copenhague, elle commence à Namur, mais on devrait en voir à Bruxelles, à Liège et partout où il y a de l’eau.

Des activités urbaines se pratiquent de plus en plus grâce à un parcours sur les toits des villes. Michel Culot (VO Organisation) avait proposé cela il y a quinze ou vingt ans, ce n’est donc pas nouveau. Mais maintenant, c’est la mode. On peut pousser jusqu’au parkour, qui consiste à se déplacer dans un quartier en franchissant des obstacles. C’est devenu un sport de rue, spectaculaire et dangereux, souvent même à la limite de la légalité. Mais pour ne pas sortir de celle-ci, il faut un encadrement.

Des parcs d’aventure se localisent maintenant dans les villes : on fait du surf à Montréal, on descend des pentes fortes en pleine ville dans toutes sortes d’engins sur roues… En Belgique, à Dinant, il y a chaque année une fameuse course de baignoires sur la Meuse. Et on n’oublie évidemment pas les 24 heures vélo de Louvain-la-Neuve, un événement qui booste le tourisme chaque année.

Le touriste “nouvelle génération” cherche l’aventure, les émotions fortes, les sensations nouvelles. Les agences ne les attireront pas si elles ne proposent pas à cette clientèle une personnalisation en fonction des envies des jeunes. Pourquoi pas en cocréation avec eux, ce qui implique directement le client dans le choix des activités, dans la création même d’un voyage ? Essayons.

Marc Dans 

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