Les chiffres de la reprise dans le monde

Aéroport

Le « Mastercard Economics Institute » vient de publier (en anglais) son étude intitulée « Travel 2022 : Trends and Transitions », qui se penche sur les chiffres des différents moyens de transport, sur les activités prisées par les voyageurs, et sur les destinations dont l’attractivité est en hausse.

Pour le transport aérien, l’étude estime à 1,5 milliard de passagers en plus par rapport à 2021, et c’est principalement le secteur « loisirs » qui est en forte hausse, dépassant même de 25% les chiffres d’avant la pandémie.

Le voyage d’affaires reprend aussi, mais légèrement moins vite que le voyages de loisirs ; ceci s’explique en partie sans doute par la repise plus lente des vols long-courriers, et le fait que les distances lointaines sont moins accessibles, financièrement, aux voyageurs de loisirs.

Le secteur autocariste a retrouvé son niveau habituel, alors que le chemin de fer est toujours à la traîne : une question de prix, sans doute. Les croisières ont vu une augmentation de 62% par rapport à l’année dernière, tandis que les déplacements en voiture ont bien repris. On les mesure grâce aux dépenses aux péages et aux locations de voitures.

Autre constatation : il semble que le touriste d’aujourd’hui préfère les activités à l’achat de souvenirs. Le tourisme actif est en augmentation de 34% par rapport à 2019, mais il est vrai que sous ce vocable « activités », on inclut les boîtes de nuit et les bars ! Restent aussi les parcs de loisirs, les musées, les événements festifs dans cette catégorie. On peut comprendre, vu le temps dont les amateurs en ont été privés.

Plus curieux, la liste des pays qui ont le vent en poupe, si l’on en croit le nombre de réservations : Les Etats-Unis devancent la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Espagne et les Pays-Bas ! Etonnant ? Oui et non. Remarquons d’abord qu’il s’agit d’une étude des dépenses faites avec la carte Mastercard. On sait qu’en France, par exemple, où l’usage des chèques est encore d’actualité, les cartes dites « bleues » sont moins utilisées qu’en Suisse.

La Suisse surfe sur la vague sécuritaire, l’Espagne sur sa matière première qui est le soleil et les plages, et les Pays-Bas profitent peut-être des Floriades, qui n’ont lieu que tous les 10 ans, et qui cette année sont localisées assez près d’Amsterdam. Ceci explique peut-être cela.

La Belgique ne figure pas dans ce classement, comme l’indique aussi le taux toujours extrêmement bas d’occupation des hôtels bruxellois. Et c’est un drame pour ce secteur.

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