Londres : Uber perd sa licence !

Transport for London (TfL) a annoncé qu’il n’accorderait pas de nouvelle licence d’exploitation à l’application de téléphonie mobile Uber… TfL a déclaré que la firme n’était « pas en mesure et apte à détenir une licence d’opérateur de transport privé », citant une « série de défaillances » notamment « des conducteurs non autorisés exploitant les vulnérabilités de l’application pour transporter des milliers de passagers ».

Uber dispose maintenant de 21 jours p our faire appel de la décision et sera autorisé à continuer à opérer « en attendant tout appel et tout au long du processus d’appel éventuel». La société avait initialement perdu sa licence en 2017 pour des raisons de sécurité, mais a obtenu une prolongation de 15 mois, suivie d’une nouvelle prolongation de deux mois en septembre.

Dans un communiqué, TfL a déclaré:

« En tant qu’organisme de réglementation des services de taxi et de transports privés à Londres, TfL était tenu de prendre une décision concernant Uber avant l’expiration de sa licence actuelle. La sécurité est la priorité numéro un de TfL. Uber a apporté un certain nombre de changements positifs et d’améliorations à sa culture d’entreprise…et à ses systèmes depuis que le magistrat en chef lui a accordé une licence en juin 2018. Cela inclut des interactions transparentes et productives avec TfL. Cependant, TfL a identifié une série de défaillances de la part de la compagnie, notamment plusieurs manquements mettant en péril la sécurité des passagers.

Bien que certaines de ces questions aient été résolues, TfL n’est pas convaincue que des problèmes similaires ne se reproduiront plus à l’avenir, ce qui l’a amené à conclure que la société n’était pas en mesure d’y faire face à l’heure actuelle.

En septembre, une licence de deux mois a été accordée à Uber, car des informations supplémentaires étaient nécessaires sur ces questions, dont certaines sont apparues tardivement dans le processus de nouvelle demande.

Un problème clé identifié était qu’une modification apportée aux systèmes d’Uber permettait aux conducteurs non autorisés de télécharger leurs photos sur d’autres comptes de conducteurs Uber. Cela leur a permis de prendre les passagers comme s’il s’agissait du conducteur réservé, ce qui a entraîné au moins 14 000 voyages, mettant ainsi la sécurité des passagers en péril.

Cela signifie que tous les trajets n’étaient pas assurés et que certains trajets de passagers ont été effectués avec des conducteurs sans licence, dont l’un avait déjà vu son permis révoqué par TfL.

Un autre problème a permis aux conducteurs licenciés ou suspendus de créer un compte Uber et de transporter des passagers, compromettant encore une fois la sécurité des passagers.

TfL reconnaît les mesures mises en place par Uber pour prévenir ce type d’activité. Cependant, il est à craindre que les systèmes d’Uber semblent avoir été manipulés relativement facilement.

D’autres infractions graves ont également eu lieu, notamment plusieurs problèmes liés aux assurances. Certaines d’entre elles ont conduit TfL à poursuivre Uber plus tôt cette année pour avoir provoqué et permis l’utilisation de véhicules sans l’assurance correcte correspondante…

Tandis qu’Uber a travaillé pour résoudre ces problèmes, ils ont souligné les risques potentiels de sécurité pour les passagers du fait de la facilité à fausser les système et les processus.

Cette tendance à la violation de la réglementation a conduit TfL à commander une évaluation indépendante de la capacité d’Uber à empêcher que de tels incidents ne se reproduisent. Ces travaux ont conduit TfL à conclure qu’à l’heure actuelle, elle n’était pas convaincu qu’Uber disposait d’un système robuste de protection de la sécurité des passagers, alors qu’elle gérait les modifications à apporter à son application ».

www.uber.com

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