Une technologie sans utilisateurs ne sert à rien

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Il est un chroniqueur, chez notre (grand) confrère Trends-Tendances, que je ne manque jamais de lire: c’est Paul Vacca, présenté comme romancier, essayiste et consultant. Déjà, cela mérite un coup de chapeau, pour un hebdomadaire économique, de donner la parole à un homme de lettres. Et qu’est-ce que ses avis font du bien !

Cette semaine, il titrait « Le métavers n’aura pas lieu », repris d’un autre essayiste, Joël Stein. Et comme nous avons déjà parlé quelques fois du métavers en tentant de voir ce qu’il pourrait apporter dans nos métiers, l’approche d’un « littéraire » est certainement très intéressante.

Sa thèse est la suivante: dès qu’un ponte des GAFAM lance une technologie nouvelle, tout le monde s’emballe de peur d’être en retard d’une révolution. Il montre ainsi les illusions de l’industrie du cinéma, qui a tenté la 3D dès 1953. Après 30 ans d’oubli, elle revient avec les Dents de la Mer. Et encore 30 ans de disparition pour revenir avec Avatar. Ceci démontre simplement qu’un « progrès » technologique n’est réellement un progrès que quand il est adopté par le public.

Autre exemple: ces gadgets audios du type Siri, Alexa et bien d’autres, déjà complétement passés de mode. Je me souviens en avoir fait l’expérience -je ne dirai pas où- quand m’adressant à cette petite boîte dans ma chambre, prétendument capable de répondre à tout, je m’entends répliquer par cette voix d’humanoïde : « Adressez-vous à la réception ». Comme expérience, on a vraiment l’impression qu’on nous prend pour des cons.

En conclusion, n’ayez crainte, ce n’est ni demain ni après-demain que le métavers va bouleverser nos vies dans le tourisme. Comme le dit Paul Vacca, votre avatar « ne suscitera jamais autant de jalousie qu’un simple selfie posté depuis Venise ».

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