OVERRUN

Le respect des moches. J’avais un copain, il y a une trentaine d’années, qui était journaliste-photographe aux allures de James Dean (en plus musclé) et il faut bien reconnaître qu’il avait un succès évident avec la gent féminine. Puis, il a rapidement abandonné l’aspect journalistique de sa profession – «ça ne rapporte rien!» – pour se consacrer à des «photos de cul». Il était connu comme le loup blanc dans tous les bars interlopes de Bruxelles et y recrutait strip-teaseuses, prostituées, escorts, etc. Ensuite, il leur faisait faire de soi-disant romans-photos.

A côté de cela, il faisait aussi partie d’un groupe de strip-teaseurs – je crois que ça s’appelait les « Studs » (les «étudiants») ou quelque chose comme ça – et qui ressemblait à un autre, assez connu, les «Chippendales» qui datait de 1979. Bref, il se produisait dans des spectacles réservés uniquement aux femmes. Et puis, strip-tease intégral ou presque, quelques femmes ayant l’honneur d’être choisies pour, derrière un drap, découvrir l’objet (l’organe plutôt) de leurs convoitises. Exceptionnellement, j’ai pu assister à un de ces spectacles et il faut bien reconnaître que les femmes étaient dans un état de transe napolitaine sans pareil.

C’était hallucinant ! Elles venaient en bande (euh… ben oui) et se disputaient les faveurs des bellâtres. Ce qui m’avait frappé était que les femmes choisies pour les découvrir un peu plus n’étaient pas franchement les plus belles, tout du contraire. Et notre strip-teaseur photographe de m’expliquer: «Tu vois, Patrick, les jolies femmes auront toujours du succès. Mais pour celles que nous choisissons, ce sera sans doute le souvenir de leur vie. Et c’est ça que nous voulons donner: du bonheur.» Je n’ai jamais oublié le message. Notre homme était non seulement philosophe, mais aussi généreux. Je ne vous donnerai pas son nom, aujourd’hui, il est peut-être moine chez les Trappistes.

La citation du début

« L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte. » (Bernard Tapie)

Bonne année !

Oui, je sais, je l’ai déjà dit. Mais je me disais aussi que pour mes vœux, je souhaite surtout que, cette année, vous ne soyez pas positifs. Sinon, c’est la quarantaine obligée.



20 francs belges

L’autre jour, un journal télévisé avait révélé qu’il y avait encore des millions de francs belges qui traînaient dans la nature et qui n’avaient pas été convertis en euros. Pour illustrer leur sujet, le journaliste avait trouvé un vieux billet de 20 francs (0,5 euro), celui avec lequel on pouvait faire du Roi Baudouin un «Beattle», j’en ris encore ! Bref, le journaliste s’était promené dans les rues de Bruxelles pour demander ce que cela valait et ce qu’on pouvait en faire. Et là, une fois de plus, la réaction des Bruxellois était désopilante, jusqu’à cette dame, super bien fringuée et avec une toque de fourrure sur la tête, qui sort : «Payer Madame Pipi ?». Lol, comme on dit aujourd’hui.

Matatu

Chose promise, chose due, j’avais dit que j’expliquerais ce que c’est. C’est tout simplement un minibus de transport en commun d’une quinzaine de place (souvent plus, mais ce n’est pas autorisé) qu’on trouve au Kenya. Généralement, ils sont bourrés de grafitis, certains artistiques, d’autres beaucoup moins. « Tatu », en swahili veut dire « trois ». On déboursait donc trois pièces de 10 cents de shilling kényan pour les emprunter. Mais c’était en 1992.

Manifestant

Entendu d’un manifestant antivax, anti-masques, anti-gouvernement, anti-tout: « Je ne suis pas contre le masque, je suis contre le port du masque ! » Effectivement, ça change tout.

La citation de la fin

« Ce qui ne m’a pas tué, m’a quand même vachement affaibli ! » (Moi)

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