BSCA est à l’étroit…

Nous avons récemment expérimenté au départ comme à l’arrivée l’aéroport de Charleroi : il y a encore du boulot, mais les patrons en sont conscients et on est sur la bonne voie.

Depuis Juin donc, l’aéroport de Charleroi s’est ouvert au long-courrier. Qu’est-ce qui a changé ? Les attentats avaient provoqué un tas de mesures de sécurité, prises dans la précipitation, mais avait-on le choix ? Fini, le parking en face des bâtiments, par exemple. Entre-temps, il est revenu, au moins dans sa version « express » pour la dépose ou l’accueil.

Mais l’affreuse tente pour un premier contrôle des passagers est toujours là. Elle semble disproportionnée, avec deux postes de contrôle ouverts. Nous, les vieux, nous passons sans problème. Les jeunes se font systématiquement apostropher : contrôle de ce qu’ils ont éventuellement sur les mains : on cherche plus des traces de drogue que d’explosif, apparemment.

Deux Terminaux, lequel choisir ?

Ensuite se pose le choix du terminal : beaucoup de passagers ne sont pas encore habitués à lire les écrans pour savoir de quel terminal partira leur vol. C’est vrai que c’est perturbant : on voit le grand avion d’Air Belgium face au Terminal 2, qui est un étage plus bas et à gauche du bâtiment principal : on s’y dirige tout naturellement.

Mais non, le check-in se fait au Terminal 1. Pas très logique, mais il y a certainement une raison. L’une d’elles en tout cas est la passage obligé par le shopping. Une zone qui s’est fortement développée, on y trouve déjà presque tout. Pas de chargeur de téléphone, hélas. Mais ça viendra.

Contrôle des passeports

Le personnel est sympathique mais sans doute encore peu au courant des développements de l’aéroport : « Tu as vu, dit un policier à sa collègue, il y en a même qui partent à Hong Kong d’ici ». Il ne lit sans doute pas trop les journaux.

Avec les doigts dans les bocaux

Ensuite on passe par un hall de départ, au bout duquel une charmante hôtesse attend derrière un pupitre identifié Air Belgium. C’est alors un peu le parcours du combattant : à travers des couloirs à l’air libre mais grillagés, qui servent aux fumeurs, on arrive finalement au Terminal 2 comme nous le pensions logiquement.

Le salon réservé aux classes Business et Premium est tout moderne, tout beau, dans les tons gris, noir, blanc, rouge. Accueil tout à fait charmant. Un léger buffet attend les passagers, ainsi qu’un bar-frigo bien garni, et de grands pots remplis de peanuts et autres snacks.

Problème : il n’y a rien pour mettre les peanuts, et pas de cuiller non plus pour les prendre. La jeune préposée s’en excuse et prend note de nos quelques remarques positives avec beaucoup de gentillesse et de professionnalisme.

Au retour, accueil à revoir

Comme on l’a déjà écrit, le salon donne accès directement à l’avion, à trente mètres de là. On se demande s’il y a des parapluies prévus en cas de forte averse.

Au retour, l’avion stationne au même endroit, mais on ne passe plus cette fois par le salon VIP : ce sont des couloirs qui demandent un peu d’aménagement, mais on a déjà vu pire. Les policiers sont surtout curieux de connaître le nombre de passagers, pour savoir quand ils auront fini.

Mais c’est sympa. Les bagages arrivent très vite, un bon point. A la sortie, on se demande bien pourquoi, obligation de repasser par l’abominable tente avant de rejoindre les parkings.

Comme un ado qui a grandi trop vite

Un jour, l’aéroport de Charleroi sera prêt, c’est certain : il a un dynamise peu commun. Mais actuellement, on voit bien qu’il est à l’étroit, et que son développement s’est fait plus rapidement que les investissements indispensables. Les taxes énormes grèvent évidemment le budget, et les investisseurs n’ont l’air pressés.

Mais c’est une vision de l’extérieur, puisque nous savons que la SOWAER travaille beaucoup et en bonne entente avec la Direction. Tout est une question de temps, parce que la volonté semble bien présente. On en reparle dans… un an ?

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