Les compagnies aériennes fragilisées par leurs partenaires au sol 

La semaine dernière, Lufthansa était obligée d’annuler 1400 vols en une seule journée, par faute d’une grève du personnel de tous les aéroports internationaux d’Allemagne. Un coût énorme pour l’entreprise, un gros travail supplémentaire pour son personnel et sans aucun doute aussi pour les agences de voyages, obligées de trouver des solutions pour des milliers de clients.

Ce week-end et comme à chaque premier jour de vacances scolaires, ce sont les bagagistes d’Aviapartners qui se sont mis en grève à Brussels Airport, impactant de la sorte environ 40% des vols prévus samedi. Or on attendait 48.000 passagers ce samedi et 60.000 encore dimanche. Inutile de décrire la cohue, les crises d’hystérie, les tas de problèmes que cette grève sauvage a provoqués.

La raison de ce mouvement ? Une surcharge de travail lors des départs en vacances ! Comme si, depuis vingt ans qu’ils font chaque fois ce type de grève, les bagagistes n’avaient pas encore compris que c’est juste normal d’avoir plus de travail quand il y a plus de départs. Bien sûr, le droit de grève est intangible. Mais les services médicaux se sont-ils mis en grève quand le covid envoyait des milliers de personnes en plus dans les hôpitaux ? L’armée se met-elle en grève parce qu’il y a une menace de guerre ?

Je viens de lire une interview très intéressante de Maître van Buggenhout, le curateur de la Sabena. Il y explique justement au sujet des bagagistes, qu’il leur a demandé gentiment de revoir leurs prestations : sur une équipe de 4 hommes, il y avait deux porteurs de bagages, un chauffeur de tracteur et un “donneur de signal”, ces deux derniers regardant travailler leurs collègues. Le curateur les a convaincus de porter aussi des bagages, ce qui a réduit le temps d’opération de moitié et coûté deux fois moins cher à la société.

Je ne dis pas que le problème actuel est identique, je ne connais pas la pression exercée sur les équipes, mais je trouve simplement normal s’assumer son travail supplémentaire quelques jours par an, en tenant compte du calendrier des congés. Ce type de travail supplémentaire existe dans tous les métiers, partout. En attendant, une compagnie comme TUIfly, par exemple, a mis en place une équipe de volontaires pour assurer le travail des autres. Mais beaucoup de clients ont commencé leurs vacances sans aucun bagage, d’autres sont revenus avec leurs clés de voiture et de maison dans une valise qui n’est pas arrivée…. La galère.

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