Les conneries d’un gars gonflé

Guide Michelin

L’homme en question n’en est pas un, mais il en est le symbole : il s’agit du Bibendum. Le guide rouge vient de dévoiler ses macarons pour la Belgique, et si cela grognait depuis des années déjà, maintenant ce ne n’est plus de la grogne, mais des hurlements.

On ne veut certainement pas en faire un nouveau conflit linguistique dans le pays, mais force est de constater que depuis des années, la gastronomie flamande s’en sort toujours bien, alors que Bruxelles et la Wallonie perdent de plus en plus d’étoiles.

À croire que les inspecteurs sont uniquement flamands et n’aiment pas se rendre au sud du pays. On se rappelle encore des étoiles attribuées à un grand chef flamand, pour un restaurant à Ostende… qui n’avait pas encore ouvert ! Le scandale a vite été étouffé.

Que Comme chez soi ait perdu une étoile parce que son chef emblématique a passé la main à son beau-fils, qu’il avait formé, on peut comprendre qu’il s’agissait d’une période de transition.

Mais que cinq ans plus tard on enlève une deuxième étoile à Lionel Rigolet est un scandale. La réaction du chef est toute de sagesse et de sobriété : il cuisine pour ses clients et non pour des inspecteurs. Bravo, chef !

Tout le monde de la restauration en Belgique est outré. Forcément, les étoilés de Flandre méritent sans doute largement leur classement, mais ce qui choque, ce sont les deux poids-deux mesures et l’espèce de dédain pour la terre wallonne dont tout le monde reconnaît au moins une qualité essentielle : celle des bons produits de terroir.

Mais voilà, le mot terroir n’est pas dans le vocabulaire des décideurs « belges » du guide. Il est temps que le big boss se rende compte que chez nous, ses équipes font fausse route.

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